Date : 25/09/26
Abstract
Ce dossier analyse la première année de la transition politique ouverte à Madagascar par le soulèvement populaire du 25 septembre 2025. Il montre que la crise est née de demandes sociales élémentaires, liées à l’eau, à l’électricité, à la justice et à la dignité, avant de devenir une rupture politique sous l’effet de la répression.
L’étude examine ensuite le montage institutionnel installé en octobre 2025, l’ordre des décisions de la Haute Cour constitutionnelle, la recomposition de l’exécutif et la place persistante des militaires dans des fonctions civiles et stratégiques. Elle confronte ces évolutions aux demandes fondatrices du mouvement, à la concertation organisée avec la jeunesse et aux poursuites visant certains militants.
Le dossier analyse également le calendrier électoral annoncé pour 2027, son articulation incertaine avec les résolutions de la concertation nationale et les précédents du Gabon, de la Guinée et du Tchad. Il revient enfin sur l’estimation de 90 % de risque de captation institutionnelle formulée par Diapason en novembre 2025. Plutôt que de conserver ce pourcentage, il propose une grille vérifiable distinguant les étapes franchies de celles qui restent à accomplir.
La question centrale est désormais de savoir qui fixera l’ordre des étapes, écrira les règles de l’après et bénéficiera de la configuration institutionnelle ainsi produite.
Retrouver le débat autour de l’article tous les mardis soir ici :