Madagascar : rien ne semble pouvoir endiguer une tendance récessive chronique

Abstract Depuis son indépendance en 1960, Madagascar semble enfermé dans une trajectoire récessive chronique, caractérisée par une succession de crises sociopolitiques entravant toute dynamique de croissance durable. Malgré d’importantes ressources naturelles et un potentiel économique notable, le pays reste en marge du développement, incapable de tirer parti de ses atouts. À travers une analyse approfondie des données économiques et politiques, cet article met en lumière l’influence déterminante des élites et la personnalisation des institutions dans la perpétuation de cette instabilité structurelle. L’absence de consensus stable sur les processus d’accumulation et de redistribution des richesses accentue les inégalités et alimente un cercle vicieux de crises récurrentes. Plus récemment, la situation évolue vers une forme de stagnation économique, où ni crises politiques ouvertes ni croissance soutenue ne se manifestent, renforçant ainsi l’énigme malgache d’un appauvrissement continu en dehors de tout conflit armé.
Indice de perception de la corruption 2024 (IPC)

INTRODUCTION Transparency International est un mouvement mondial animé par une vision : un monde où les gouvernements, les entreprises, la société civile et la vie quotidienne des citoyens sont exempts de corruption. Avec plus de 100 sections à travers le monde et un secrétariat international basé à Berlin, nous menons le combat contre la corruption pour faire de cette vision une réalité. www.transparency.org IPC 2024 Sources : https://transparency-france.org/wp-content/uploads/2025/02/IPC2024.pdf
Planification Energétique Intégrée (PEI)

PEI de Madagascar Le Plan Énergétique Intégré (PEI) de Madagascar, élaboré par SEforALL et un consortium dirigé par NRECA International, repose sur une analyse géospatiale détaillée pour évaluer les solutions d’électrification, de chaîne du froid et de cuisson propre à Madagascar. Ce projet s’appuie sur des expériences similaires menées au Nigeria (2021) et au Malawi (2022). Objectifs du PEI Électrification universelle : Développement d’un plan énergétique intégré à moindre coût, basé sur l’analyse des infrastructures et des besoins en électricité, incluant l’expansion du réseau, les mini-réseaux et les systèmes solaires autonomes. Modèle géospatial de cuisson propre : Promotion de solutions modernes de cuisson (électricité, biomasse alternative) pour remplacer les combustibles traditionnels. Optimisation de la chaîne du froid : Intégration des besoins en énergie pour la réfrigération des produits agricoles et des vaccins, en tenant compte des contraintes logistiques et financières. Accès et utilisation des données : Formation des parties prenantes publiques et privées, notamment des femmes, et développement d’une base de données accessible. Plateforme de visualisation : Mise en place d’un outil interactif pour permettre aux acteurs concernés d’analyser et d’exploiter les résultats du PEI. Planification Energétique Intégrée (PEI)
Afrique : Vers un futur ancré dans ses réalités

Abstract L’article « Afrique : vers un futur ancré dans ses réalités » explore les réalités et opportunités du continent, en soulignant la nécessité de regarder en face les dysfonctionnements, les illusions économiques, politiques et sociaux. L’Afrique, riche en ressources naturelles, reste piégée dans un rôle de fournisseur brut, tandis que ses systèmes démocratiques, souvent fictifs, peinent à répondre aux attentes des populations. La dépendance aux puissances étrangères limite son autonomie, malgré les promesses d’investissements comme ceux de la Chine. Pour un futur durable, le continent doit miser sur la transformation locale des ressources, une gouvernance adaptée à ses spécificités culturelles et un investissement massif dans l’éducation pour libérer le potentiel de sa jeunesse. Ces priorités jetteraient les bases d’une autonomie véritablement ancrée dans les réalités africaines.
Pacte énergétique national pour Madagascar (Mission 300 – Africa Energy)

Le Gouvernement malagasy s’engage à garantir l’accès à une électricité fiable, abordable et durable à 80% de la population d’ici 2030 et à garantir l’accès à des solutions de cuisson améliorées et propres au moins à la moitié (50%) de la population d’ici 2030. Pour atteindre 80% d’accès à l’électricité et 50% d’accès à la cuisson améliorée et propre d’ici 2030, le pays aura besoin d’un investissement supplémentaire total d’environ 7,2 milliards de dollars d’ici 2030, soit 1,2 milliard de dollars par an sur 6 ans, dont environ 40% devraient provenir du Gouvernement (10% en ressources propres internes et 30% via des prêts et subvention de partenaires de développement) et 60% du secteur privé. Pacte énergétique national pour Madagascar Mission 300
Classement des pays les plus pauvres du monde

Sources : https://www.watson.ch/fr/international/pauvrete/849212395-voici-les-pays-les-plus-pauvres-du-monde
1820-2020Deux siècles d’histoire de l’école à Madagascar (PDF)

DÉBAT – L’Académie malgache programme un colloque pour discuter de l’état de l’éducation à Madagascar Biographie : Lien
Sondage d’opinion : Un outil démocratique à développer à Madagascar

Un des instruments dans les démocraties modernes est le sondage d’opinion, qui permet d’avoir une idée plus ou moins claire de l’opinion publique à un moment donné. On voit par exemple en France comment les sondages sont utiles pour tâter le pouls de l’opinion, anticiper, mais aussi pour décider. On se souvient par exemple que le Président François Hollande avait décidé de ne pas se représenter à sa propre succession il y a sept ans, du fait de sondages qui prédisaient qu’il ne serait pas réélu. L’organisation de sondage est une opération complexe qui nécessite de bâtir un échantillonnage statistique qui soit représentatif de la population, puis d’avoir les moyens d’interroger les personnes qui en font partie. Autrefois les enquêtes se faisaient par téléphone, aujourd’hui Internet et les téléphones mobiles sont privilégiés. Tout ceci requiert des ressources humaines, financières et techniques. À Madagascar, faute de moyens, le sondage d’opinion n’est pas une pratique courante. Expériences limitées En 2018, la Fondation Friedrich Ebert (FFE) en avait pourtant organisé un pour prédire le comportement des électeurs lors de la présidentielle à venir. Ayant eu vent des résultats catastrophiques pour le Président Hery Rajaonarimampianina, son équipe en avait fait interdire la diffusion et avait menacé la FFE de représailles. L’ONG allemande a pris peur, mais les résultats ont quand même circulé sous le manteau. Le journal Madagascar-Tribune avait mis en place une structure baptisée “Imaso” qui avait organisé un sondage au sujet des résultats du second tour de la présidentielle de 1993. Les résultats avaient vu juste en prévoyant la victoire d’Albert Zafy face à Didier Ratsiraka, et l’écart entre résultats du sondage et les résultats officiels était peu significatif. Cette “réussite” tenait toutefois d’un peu de chances, car faute de moyens, le sondage n’avait été réalisé que sur les zones urbaines et rurales de l’axe Antananarivo- Toamasina. La chaîne de télévision TV-Plus réalisait également dans le temps des sondages sur divers sujets politiques, économiques ou sociaux, mais l’échantillonnage ne concernait que la ville d’Antananarivo et les résultats n’avaient pas de prétention nationale. En dehors des agences d’enquêtes de marché pour le secteur privé, la structure la plus sérieuse actuellement dans l’organisation de sondages d’opinion est Afrobaromètre. Malheureusement, le temps qui s’écoule entre la réalisation de l’enquête et la publication des résultats limite son utilité immédiate. La solution pifométrique Les politiciens et les analystes malgaches n’ont donc pour le moment que la pifométrie et les manifestations publiques visibles. Ces méthodes sont cependant peu fiables. On ne compte plus les candidats aux présidentielles, aux législatives ou aux municipales qui ont été subjugués par les stades qu’ils remplissaient lors des meetings électoraux, avant de s’apercevoir avec dépit du grand écart la sortie des urnes. Le remplissage de stades devient alors un argument de marchandage, de manipulation ou de polémique pour ceux qui pensent que ledit grand écart ne peut reposer que sur des fraudes. Argument bien peu rationnel, car la raison de la présence de personnes à des meetings électoraux peut résulter de nombreux facteurs, allant de la simple curiosité à l’attrait des goodies, mais qui ne peuvent pas automatiquement être liées à un soutien politique. De toutes manières, même dans les pays développés qui pratiquent le sondage d’opinion depuis des décennies, et qui font le beurre de multiples instituts, les erreurs existent également. Aux États-Unis ou en France, des sondages favorables à Hillary Clinton, Alain Juppé, François Fillon, se sont retrouvés contredits par les faits. Toutefois, malgré ces échecs, les sondages ont souvent démontré leur perspicacité et sont des outils utiles à la démocratie. Ils permettent une cartographie des opinions sur les hommes et les sujets, qui sont autant de guides pour les gouvernants et les citoyens. Il serait donc souhaitable que Madagascar se dote d’un institut sérieux et indépendant du pouvoir, afin d’éviter que la statistique ne soit mise à contribution pour caresser les dirigeants dans le sens du poil. Enfin, en-dehors de la vérité des urnes qui est un baromètre de la notoriété d’une personnalité, en dépit des remarques légitimes sur la fiabilité du système électoral, le sondage d’opinion permettrait de mesurer quelle est l’envergure politique réelle de quelqu’un. Cela permettrait de limiter l’audience accordée à des gens qui ne représentent pas grand-chose, mais qui, à force d’apparitions médiatiques, sont positionnés à tort comme des influenceurs ayant une assise solide aux yeux des citoyens.
Démocratisation : 64 ans de parcours du combattant

Le texte examine les défis de la démocratisation à Madagascar depuis son indépendance en 1960. Malgré les engagements constitutionnels et divers référendums, le pays a connu une série de crises politiques et une instabilité chronique. Les indicateurs de démocratisation, tels que ceux de Freedom House et du projet V-Dem, montrent que Madagascar reste une « démocratie de façade », avec une note moyenne de 0,173 sur l’échelle de démocratie libérale de V-Dem. Les théories culturelles et développementalistes expliquent ces défaillances, mettant en avant des problèmes tels que l’inadéquation socio-économique, l’influence des inégalités et une tendance vers la ploutocratie. Finalement, le texte souligne que les acteurs politiques peuvent manquer de motivation pour renforcer la démocratie en raison des avantages qu’ils tirent du système actuel. Dr. Andrianirina, politiste, juin 2024.
Démocratie par James Ranaivoson

Présentation du livre « LIBERAL DEMOCRACY : WHERE WE STAND, WHERE WE MUST GO” Écrit par Todd A. OLSON et Gjalt R. SMIT (Édité par Morgan Ingwersen – 2022) Et réflexions personnelles sur la démocratie. Lire le livre : Suivre le lien