Décryptons le sujet…
🎥 Nouveau décryptage Diapason
« Aide publique au développement offshore »
L’aide au développement est censée financer des routes, des écoles, l’électricité ou les télécommunications. Mais que se passe-t-il lorsque cet argent public transite par des banques de développement, des fonds d’investissement, des structures offshore et de puissants groupes privés ?
Dans ce nouveau décryptage, Diapason explique simplement comment un pays peut recevoir une infrastructure utile tout en conservant une faible part de la richesse produite.
Nous revenons notamment sur :
- le rôle de Proparco et des fonds offshore ;
- le paradoxe d’une Afrique qui perd parfois davantage de capitaux qu’elle ne reçoit d’aide ;
- le partenariat de 300 millions d’euros annoncé entre Proparco et AXIAN ;
- la fragmentation des dépendances ;
- le colonialisme par procuration ;
- le risque de capture de l’État par indispensabilité ;
- les conséquences pour Madagascar.
Le financement privé peut être utile et nécessaire. Mais une question demeure : qui possède les infrastructures, qui fixe les tarifs, qui contrôle les données, qui perçoit les bénéfices et qui impose les règles ?
L’Afrique ne sortira pas de la dépendance en remplaçant des monopoles étrangers par quelques groupes privés locaux financés depuis l’étranger. Elle en sortira lorsque ses États pourront imposer des règles à tous, y compris à ceux dont ils dépendent. Sans cela, le colonialisme ne disparaît pas. Il change juste d’intermédiaire.
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